Le car et Dahab
Monday, May 29th, 2006
Me voila parti pour Dahab. Le vendeur du billet m’annonce 12h de trajet, les guides touristiques 15h et un égyptien avec qui je discute avant le depart, 18 heures. Je me prépare donc au pire. Le bus est étriqué, vraiment peu de place pour les jambes et il est plein. Mes espoirs de garder une place vide auprès de moi s’effondrent dès le 2ème arrêt. Les arrêts, d’ailleurs, sont incessants et un gros détour est necessaire pour chacun d’entre eux.
Le car est stoppé au moins 8 fois par des contrôles de police sur la route. Un policier armé entre à bord à chaque fois et demande a voir les cartes d’identité des égyptiens et les passeports des touristes. Curieusement, pour les premiers contrôles à l’ouest du canal de Suez, ils sembles uniquement intéressés par les égyptiens et une fois dans le Sinaï, uniquement par les touristes.
Quoi qu’il en soit, c’est long, tres long, 18 heures et 30 minutes au total. On arrive dimanche a midi a Dahab. Le premier aperçu de la ville n’est pas réjouissant, le désert, la poussière, quelques maisons mal terminées, des terrains vagues et un maximum de vent. Je monte dans un taxi (ce sont des Jeeps a Dahab) et je me retrouve dans une espèce de grand hôtel club aux bungalows clairsemés. Je me tape la tête contre les murs d’avoir passé plus de 18h dans un bus pour ca.
J’ai quand même faim, je vais voir s’il y a un centre ville quelque part. J’y vais à pieds mais c’est une mauvaise idée, beaucoup de terrains vagues à traverser et c’est loin. Je découvre finalement le port de Dahab qui est ma foi fort agréable. Une rue bordée de terrases de restaurant le long de la mer. Les terrases sont juste au-dessus de l’eau et à la place des tables et des chaises ce sont des divans et des tables basses. C’est clair, l’ambiance de cette petite ville est très décontractée et complètement dediée au tourisme. La plupart des gens, allemands et anglais, sont là pour la plongée, la planche à voile ou le kite surf.
Je m’installe à une terrasse, l’eau au-dessous est parfaitement bleue et claire. C’est pourtant la Mer Rouge, le golfe d’Aqaba pour être precis. En face, c’est l’Arabie-Saoudite. Excellente brochette de poulet suivie d’une grosse fatigue, je trouve un taxi pour me ramener à l’hôtel et je grimpe dans mon lit en urgence. L’effet transport a encore joué, je fais le tour du cadran et plus, 14 heures de sommeil en fait.
Je me réveille en pleine forme le lendemain matin, petit déjeuner extrêmement copieux devant la plage de l’hotel, je m’amuse à regarder le cours de gym. Ca n’a pas l’air très très stressant: les pieds ne bougent pas, les exercices consistent à remuer les bars, pas trop vite pour ne pas se fatiguer mais pas assez lentement pour qu’on puisse confondre ça avec du Yoga.
Je dois revoir mon opinion sur Dahab, c’est une petite cité balnéaire bien agréable où il fait bon se laisser rôtir par le soleil. Je vais tester ma théorie immédiatement. Le test est positif, la mer est sublime, transparente et chaude, et les transats sont confortables.
Je retourne déjeuner en ville sur une autre terrasse. C’est curieux, à Dahab, le port de la djelabah ou du voile ne semble pas très populaire. Par ailleurs, je me rends compte qu’il n’y pas de femme du tout en dehors des touristes.
Demain depart pour Ste Catherine.













