Photos de Sainte Catherine
Sunday, June 18th, 2006
Au milieu du Sinaï, le monastère Sainte Catherine, Le Mont Sinaï et le Mont Moïse au choucher du soleil. A l’intérieur du monastère, le buisson ardent.
Au milieu du Sinaï, le monastère Sainte Catherine, Le Mont Sinaï et le Mont Moïse au choucher du soleil. A l’intérieur du monastère, le buisson ardent.
Photos de Dahab dans le Sinaï.
Louxor: le Nil à l’aube survolé par les montgolfières, les colosses de Memnon, Medinet Habou (temple de Ramnses III), le Ramesseum (gigantesque statue brisée de Ramses II), le temple de Louxor, la Vallée des Rois, le temple de Hatchepsout.
Les pyramides de Dahchour, de Saqqarah et de Guizeh.
La barque funéraire de Cheops.
Les photos d’Assouan sont prêtes. Assouan, le temple de Philae, le lac Nasser, les tombes des nobles, le monastère St Siméon, Abou Simbel, l’île Elephantine, l’île aux fleurs et la vue depuis le Old Cataract Hotel.
Les premières photos, celles du Caire, sont disponibles sur cet album.
Vues de la ville depuis mon hôtel et depuis la citadelle. Ruelles (sales) du quartier islamique (Khan El-Khalili) et belles mosquées. Facade du Musée des antiquités du Caire.
Mes désordres intestinaux ne seront pas partis aussi facilement que j’aurais aimé le croire. J’ai commis la grosse erreur de manger du couscous ce samedi soir, il sentait si bon ! Préparé par mon hôte, M. Nabir, il était aussi très épicé. J’ai finalement regretté d’y avoir gouté. Enfin, lorque le moment est venu de prendre le taxi pour l’aéroport, à 23h ce samedi, le pire était passé.
La conduite plus que sportive de mon chauffeur m’a fait totalement oublié mon estomac.
Le vol jusqu’à Paris s’est déroulé sans encombre. C’est ensuite que les ennuis ont commencé. Il y avait normalement 5 heures d’attente pour le vol de San Francisco, il y eu finalement 30 heures d’attente. L’embarquement s’est fait simplement avec le retard habituel, 30 minutes environ (il faudrait qu’Air France comprenne que l’embarquement d’un 747 ne se fait pas en une demi-heure) mais une fois à bord, après quelques minutes, on apprend que les derniers passagers n’ont pas pu monter suite à une faille de sécurité au terminal 2C. Tout le terminal a du être évacué, y compris les derniers passagers du vol.
3 heures plus tard, tout le monde est à bord, on peut finalement quitter se diriger vers la piste. Ca n’était pas la fin des problèmes, à mi-chemin de la piste, une fuite de carburant est détectée sous l’aile droite. Retour au parking, arrivée des mécaniciens, 3 heures d’attente supplémentaires et annonce que la fuite ne pourra pas être réparée et que le vol AF084 du 4 juin est annulé. 1 heure supplémentaire dáttente à bord en attendant que les bus arrivent pour nous ramener à l’aérogare. Il va sans dire que l’ambiance à bord était pour le moins échauffée, quelques passagers étant carrément excédés pal’attente pour les bus. On était au bord de l’émeute quand les bus sont finalement arrivé.
Air France nous loge pour la nuit à l’hotel Ibis de Roissy en nous fournissant dîner et petit déjeuner. Je ne sais plus si j’étais déjà passé par un Ibis auparavant. Toujours est-il que que l’idée que j’en avais était bonne, je m’attendais à un hôtel confortable. Je dois dire que j’ai été profondément déçu.
La chambre est d’un confort pour le moins spartiate, elle est petite, il y a des taches sur les murs, pas de décoration, la salle de bain est miniscule. Peut-être est ce que je prends des goûts de luxe, enfin ma conclusion est qu’Air France ne gâte pas tellement ses passagers. Je me souviens être resté coincé à Helsinki aussi avec Air France, le standard de l’hôtel était bien meilleur. De même, une autre fois à San Francisco avec Brittish Airways.
Tous les passagers du vols du dimanche ont finalement décollé le lundi vers midi dans un autre 747 et le vol s’est déroulé sans encombre.
Puisque j’en suis à critiquer Air France, je continue. Je suis toujours choqué dans les vols SF Paris par l’anglais très médiocre du personnel naviguant. Les passagers sont en majorité non francophones sur ces vols. Toutes les annonces sont faites prioritairement en français ce que je peux comprendre, mais les aides naviguants s’adressent toujours aux passgers d’abords en français, passent ensuite à un anglais très approximatif. Mais pire les annonces en anglais sont elles aussi très approximatives et souvent n’incluent pas toutes les informations dites en français et sont énoncées avec de longues hésitations.
Le personnel à également tendance à traiter parfois ses passsgers comme des élèves indisciplinés plutôt que de se taire comme ils le devraient lorsqu’un passager montre son mécontentement. Par exemple, au dîner du dernier vol SF-Paris que j’ai effectué, on avait le choix entre raviolis ou boeuf. Mon voisin, américain, demande du boeuf. Il n’y en a plus dans le chariot, on lui demande de patienter. 30 minutes plus tard, l’hotesse revient avec des raviolis, pas un mot d’excuse, mon voisin se plaint, toujours pas d’excuse, on lui dit que c’est normal, qu’il n’y a rien à faire, qu’il n’y en a plus. Mon voisin est naturellement excédé et refuse son dîner.
Plus tard pour le petit déjeuner, il va aux toilettes et se retrouve bloqué sans pouvoir retourné à son siège par un chariot. Il hausse la voix pour qu’on le laisse passer et se voit rétorquer sur le même ton par l’hôtesse. Air France a parfois tendance à oublier que le client est roi. Ce passager là ne reviendra pas sur Air France. Il y a certaimenment beaucoup de passagers américains à gagner si Air France alignaient ses standards de respect des passagers sur ceux des compagnies américaines.
Mon avion part très tard ce soir, il me reste donc toute une journée pour déambuler en ville. Je retourne au souk ou je veux faire quelques achats. Le souk, quartier islamique, aussi appelé Khan el Khalili, regorge de boutiques naturellement, de ruelles ombragées où l’on aime se perdre, d’épices, de coton, de thé, de riz, de bibelots en tous genres, de mosquées spendides (du moins de l’exterieur, j’ai souvent été déçu en constatant l’austerité de leur intérieur), de cafés où les arabes fument et malheureusement aussi d’ordures.
J’ai discuté du problème des ordures avec mon hôtelier au Caire, M. Nabir, qui m’a expliqué que rien n’est fait pour changer la situation parce beaucoup de gens seraient payés à balayer ces ordures (pas assez à mon goût) et les ramasser. Ces gens ne seraient plus payés autant si des poubelles venaient à être distribuées. Ca me semble un peu difficile à croire.
Je fais de menues emplettes, et puis je m’installe dans un café restaurant devant la grande place de la mosquee Al-Hussein où l’on peut voir passer la foule très heteroclite des touristes mêlés aux habitants les plus pauvres du Caire, aux rabatteurs et marchands les moins scrupuleux.
La chaleur devient intense, il me reste une grande mosquée à visiter, Ibn Touloun, c’est la plus ancienne d’Egypte (860 apres JC), la plus sobre aussi. Elle est très vaste et dispose d’un beau minaret surplombant la ville. Les 2 photos ci-jointes sont prises depuis la terrasse de la mosquée et depuis le haut du minaret.
Si l’on en juge par le nombre d’antennes paraboliques parsemées sur les toits de la ville, les Cairotes adorent davantage leur presentateur de télévision qu’Allah. Il faut cependant nuancer ceci par le volume des chants du muezzin qui est si élevé qu’il doit couvrir le son de la television partout dans la ville.
Je suis rentré par car jeudi soir de Dahab au Caire. J’ai du quitter l’hôtel de facon un peu précipitée suite à une entourloupe quá voulu me faire le gérant de l’hôtel. Par 2 fois, j’avais posé à la réception la question suivante: je devrai partir très tard jeudi soir, comment s’arrange t-on pour le paiement de cette 1/2 journée supplementaire. Je ne voyais pas d’inconvénient à payer, l’ayant deja fait dans d’autres hôtels pour les mêmes raisons, mais je n’apprecie guère que l’on me mente. Par 2 fois ils m’avaient repondu qu’il n’y aurait pas de problème et que je pourrais garder la chambre sans surcharge. En retournant à la reception pour une autre raison vers 16h, ils me demandent quand est-ce que je vais m’en aller, que j’aurais déjà du partir et m’affirment en toute mauvaise foi que nous n’avons jamais eu la conversation mentionnée ci-dessus. Après d’âpres discussions, j’arrive à obtenir de rester jusqu’a 20h ce soir la, mon car partant a 22h.
Apres 2 heures d’attente à la gare routière, je monte dans le bus, le trajet se déroule sans encombre. Je suis arrivé vers 6h30 au Caire où quelques chauffeurs de taxi essaient de serrer un maximum de touristes descendant du bus dans leur 504 rouillée tout en faisant payer plein tarif à chacun.
Arrivé à l’hôtel, j’ai du me rendre à l’évidence, je ne quitterai pas ma chambre de la journée. Après avoir resisté pendant près de 3 semaines, je suis atteint ce vendredi de la tourista et d’une grosse fatigue.
Rien de tres grave, j’aurais été beaucoup plus ennuyé si ca m’était arrivé dans le car. Dès vendredi soir, je recommençais à manger et samedi matin l’énergie était revenue.
Mardi matin, je pars pour Ste Catherine et son monastère où, comme chacun sait, Moïse a reçu les 10 commandements des mains de Dieu. L’idée de départ consistait à prendre le bus, malheureusement, on m’annonce à la gare routière que le bus est “kaput” pour aujourd’hui. Pas d’autre solution que de prendre un taxi pour y aller. 225 livres, sans doute un peu plus cher que le prix normal mais je me console en me disant que c’est tout de même beaucoup plus confortable que le bus.
Le chauffeur, moitié bedouin, moitié Cairote et marié à une allemande, parle un petit peu anglais. Il m’explique que si l’on ne voit pas de femmes c’est parce que les femmes ne travaillent pas et restent donc au village bedouin, loin des touristes. Il m’explique aussi que dans l’environnement très sec et desertique du Sinai, les bedouins vivent de la pêche en mer et aujourd’hui du tourisme.
La route est très belle, les montagnes sont hautes et rouges et séparées par des vallées où doivent couler de puissants torrents en hiver. Ici et là , dans le lit de ces rivières à sec, quelques acacias isolés.
J’ai commis l’erreur d’aller dans un hôtel pour groupes de touristes absolument sans âme et à 3km du monastère. Cette route vers le monastère, je l’ai faite 5 fois à pieds et 1 fois en taxi (les tarifs des taxis sont un peu elevés dans cette contrée). J’aurais beacoup mieux fait de rester à la maison d’hôte du monastère qui est juste à côté dans un site proprement idyllique.
Le monastère lui-même se fond très bien dans le décor, encaissé au fond d’une vallée juste au pied du Mont Sinaï. Il ressemble plus à un fort qu’à un monastère, il a été construit aux environs du VIème siècle de notre ère.
Le monastère est tenu par des moines grecs orthodoxes qui autorisent l’accès a une petite partie de la forteresse. On y trouve le très fameux “buisson ardent” qui s’apparente à un buisson de ronces. L’église a été construite par dessus le buisson, il a juste été deplacé de quelques mètres. Ce type d’arbuste, dit-on, ne pousse nulle part ailleurs dans le Sinaï. Je me suis vu acheté une quantité invraisemblable de cailloux en tous genres auprès des enfants bédouins qui assaillent les touristes sur les rochers en face du monastère. Quartzs, formations en albatre, tout y est passé.
Le soir même, je commence l’ascension du Mont Moïse (le mont Sinaï est le massif qui entoure le monastère). Le chemin est assez raide, on peut le faire a dos de chameaux, il y en a partout sur le trajet. Je préfère y aller à pied.
Les bédouins ont dressé de petites cabanes tous les 500 mètres le long du chemin où ils vendent rafraichissements et nourriture. Ca peut aider compte-tenu de la chaleur (moins chaud qu’à Louxor, tout de même). 1h20 plus tard, je suis au sommet, il faut dire que j’ai marché d’un bon pas. Je crois que l’altitude est autour de 2050 mètres. Le vue est saisissante, montagnes rouges et désert tout autour. Au sommet on trouve une mignone petite chapelle, fermée malheureusement, un petit chat, un randonneur aux allures de Jesus-Christ (rasta bab en fait, il a fait l’ascencion en tongues) et tout un tas de matelas disposés là par les bédouins pour que les randonneurs puissent passer la nuit à la belle etoile au sommet. Je ne l’ai pas fait mais je pense que ça vaut le coup, en tous cas cette nuit là , alors qu’il n’y avait quasimment personne et que la température était idéale.
J’ai attendu le coucher du soleil comme le veut la coutume. J’etais là 2h30 en avance, j’ai eu de temps de bien apprecié le paysage et de prendre une quantité extravagante de photos. Bien obligé puisque les montagnes changaient de couleurs constamment.
Evidemment, apres le coucher de soleil, il fait noir, d’autant plus noir qu’il n’y avait qu’une toute petite lune cette nuit-là . Suivant les conseils avisés des guides touristiques, j’avais pris une lampe, tout s’est donc bien passé. Petite frayeur quand je suis tombé face à face à un dromadaire au detour d’un chemin. Heureusement les dromadaires sont sympas.
La descente de Mont Sinaï dans le silence complet, en discernant tout juste le contour des montagnes au milieu du ciel, lui-meme abondemment orné d’etoiles est l’une de ces experiences qui restera gravée dans ma mémoire.
J’ai en realité visité l’interieur de monastère le lendemain matin, mercredi. Collection d’icônes et de manuscrits à voir absolument.
Retour vers Dahab par le bus, qui fonctionne cette fois-ci normalement, prix: 16 livres (incomparablement plus abordable que le taxi).
Aujourd’hui jeudi, farniente dans la matinée et snorkelling (masque et tuba) au “Blue Hole” un peu au nord de Dahab dans l’après-midi. C’est une grande fosse tout près de la côte, qui s’enfonce parait-il jusqu’à 300m sous la surface (information à prendre avec des pincettes). Le long de la paroi, un nombre incroyable de poissons colorés. C’est malheureusement un peu sale du fait du nombre énormes de plongeurs qui viennent là tous les jours et de l’ordinaire negligence des égyptiens envers les ordures.
Voyage de nuit vers le Caire ce soir…